Chauffeur VTC : salaire, formation, démarches…

Vous envisagez de devenir chauffeur VTC ? Excellent choix ! Ce métier en plein essor offre de belles perspectives, que vous soyez salarié ou indépendant. Cependant, pour exercer cette activité, il est indispensable de respecter un certain nombre de règles et d’obtenir les qualifications requises. Dans cet article détaillé, nous allons tout vous expliquer sur le métier de chauffeur VTC : les missions, les qualités recherchées, la formation obligatoire, les démarches à suivre, les statuts possibles, les rémunérations, les perspectives d’évolution et les aspects pratiques liés au véhicule. Prêts à démarrer ? C’est parti !

En bref

Voici les points essentiels à retenir sur le métier de chauffeur VTC :

  • Vous transportez des clients d’un point A à un point B, uniquement sur réservation.
  • Une formation spécifique est obligatoire, sanctionnée par un examen.
  • Vous devez obtenir une carte professionnelle auprès de la préfecture.
  • Le statut d’indépendant ou de salarié est possible.
  • Les revenus varient de 1 800 € à 3 000 € nets par mois environ.
  • Votre véhicule doit répondre à des normes précises (puissance, dimensions, âge).

Qu’est-ce qu’un chauffeur VTC ?

Le chauffeur VTC (Voiture de Transport avec Chauffeur) a pour mission de transporter des particuliers lors de leurs déplacements personnels ou professionnels. Contrairement au taxi, vous ne pouvez prendre en charge des clients que sur réservation préalable. Votre activité est strictement encadrée par la loi. Voici un aperçu de vos principales tâches :

  • Conduire vos passagers d’un point de départ à une destination définie
  • Prendre les réservations à l’avance, jamais de prise en charge directe sur la voie publique
  • Présenter pour chaque course une réservation dûment remplie (client, trajet, société)
  • Stationner dans un parking ou un garage entre deux courses
  • Utiliser une voiture haut de gamme répondant à des normes précises
  • Proposer une tarification au forfait fixée avant le trajet
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En somme, vous offrez un service de transport de qualité supérieure, mais dans un cadre réglementé différent de celui des taxis classiques.

Qualités recherchées

Pour réussir dans ce métier, vous devez posséder certaines qualités indispensables. Outre une conduite irréprochable (évidemment !), on attend d’un bon chauffeur VTC qu’il fasse preuve de courtoisie, de discrétion et d’un excellent sens du service. Voici un tableau récapitulatif des principales compétences requises :

Savoir-êtreSavoir-faire
Courtoisie Discrétion Patience Résistance au stress Bonne présentationExcellente connaissance des itinéraires Capacité à accueillir les clients Identification des besoins du client Respect des délais Notions mécaniques de base

N’oubliez pas non plus qu’une bonne maîtrise de l’anglais est indispensable pour ce métier en contact avec une clientèle internationale.

Démarches pour devenir chauffeur VTC

Avant de pouvoir exercer en tant que chauffeur VTC, vous devez accomplir plusieurs étapes obligatoires :

  1. Obtenir le précieux sésame : la carte professionnelle de chauffeur VTC. Pour cela, vous devez en faire la demande écrite auprès du préfet de votre département. Cette carte vous sera délivrée sous 3 mois maximum, à condition de remplir les conditions suivantes :
    • Détenir le permis B depuis au moins 3 ans (2 ans avec la conduite accompagnée)
    • Fournir une attestation d’aptitude physique après visite médicale
    • Avoir validé l’examen de chauffeur VTC ou justifier d’1 an d’expérience
    • Être inscrit au registre des VTC
    • Avoir suivi une formation de prévention et secours civiques niveau 1
    • Disposer d’un casier judiciaire vierge
    • Parler anglais
  2. Passer l’examen de chauffeur VTC, sous forme de QCM, sauf si vous justifiez déjà d’une expérience d’un an minimum dans les 10 dernières années.
  3. Créer votre entreprise de VTC, que vous soyez indépendant (micro-entreprise, EURL, SASU…) ou salarié.
  4. Vous inscrire au registre des VTC pour obtenir la licence d’exploitation.

Comme vous pouvez le constater, les démarches sont nombreuses et peuvent prendre un certain temps. Mieux vaut s’y prendre à l’avance pour être fin prêt le jour du lancement de votre activité !

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La formation obligatoire

Pour devenir chauffeur VTC, vous devez obligatoirement suivre une formation spécifique, sanctionnée par un examen théorique. Cet examen, d’une durée de 3h30 environ, prend la forme d’un QCM portant sur :

  • La réglementation routière
  • La gestion d’entreprise
  • La relation client
  • La compréhension de l’anglais

Une fois l’examen validé, vous obtenez votre carte professionnelle de chauffeur VTC. Mais ce n’est pas fini ! Pour conserver votre carte, vous devez suivre une formation continue obligatoire de 7 heures minimum, à renouveler tous les 5 ans.

Concernant le coût de cette formation initiale, il varie généralement entre 790 € et 1 440 €, selon les organismes. Vous pouvez éventuellement bénéficier d’un financement par le biais de votre Compte Personnel de Formation (CPF). Pour cela, il vous suffit de créer un compte sur le site dédié et de disposer d’un solde suffisant.

Statuts et rémunérations

Une fois toutes les démarches accomplies, vous pouvez exercer en tant que chauffeur VTC salarié ou indépendant. Chaque statut présente ses avantages et ses inconvénients.

En tant que salarié dans une entreprise de VTC, vous bénéficiez d’un revenu fixe auquel s’ajoute généralement une part variable. Vos salaires oscillent entre 1 500 € et 2 500 € nets par mois. Vous n’avez pas à vous soucier du véhicule, qui vous est fourni par votre employeur. En revanche, vous devez respecter les plannings et horaires définis par ce dernier.

À l’inverse, si vous optez pour le statut d’indépendant, vous gérez vous-même votre emploi du temps. Mais vous devez au préalable créer votre propre structure (micro-entreprise, EURL, SASU…) et vous acquitter des charges sociales afférentes. Vous devez également acheter ou louer un véhicule conforme à la réglementation VTC. Votre rémunération dépendra alors entièrement de votre activité, avec un revenu très variable : de 1 800 € à 3 000 € nets par mois en moyenne, voire plus selon les périodes.

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Le choix du statut dépend donc de vos priorités : indépendance ou salaire fixe ? Activité régulière ou flexible ? À vous de voir ce qui vous convient le mieux !

Perspectives d’évolution

Quel que soit votre statut de départ, sachez que le métier de chauffeur VTC offre de belles perspectives d’évolution. En tant que salarié, vous pouvez gravir les échelons jusqu’au poste de dispatcheur, même si les places sont chères.

Vous pouvez également envisager de vous mettre à votre compte après quelques années d’expérience en tant que salarié. À terme, rien ne vous empêche de lancer votre propre entreprise de VTC et d’employer vous-même des chauffeurs salariés !

Enfin, vous avez la possibilité de vous spécialiser dans certaines branches :

  • Chauffeur de grande remise (berlines de luxe)
  • Conducteur VTC pour événements particuliers
  • Conducteur-accompagnateur pour personnes à mobilité réduite
  • Etc.

Bref, les opportunités ne manquent pas pour faire évoluer votre carrière dans ce secteur en plein boom !

Aspects pratiques

Pour terminer, un petit récapitulatif des aspects pratiques liés au métier de chauffeur VTC, et plus particulièrement au véhicule que vous devrez utiliser.

Si vous exercez en tant qu’indépendant, vous devrez obligatoirement posséder votre propre véhicule, répondant à des critères bien précis :

  • Longueur minimale de 4,50 m
  • Largeur minimale de 1,70 m
  • Entre 4 et 9 places au total, chauffeur compris
  • Puissance nette supérieure ou égale à 84 kW (114 ch), sauf moteur électrique ou hybride
  • Âgé de moins de 6 ans, sauf en cas de location

Ce véhicule devra également être dûment assurés, avec une assurance responsabilité civile professionnelle et une garantie financière adaptées à l’activité de transport de personnes.

Enfin, n’oubliez pas d’apposer la signalétique réglementaire sur votre véhicule : une vignette verte au pare-brise avant ou arrière indiquant “Voiture de transport avec chauffeur”, votre numéro d’immatriculation au registre des VTC ainsi que celui du véhicule. Contrairement aux taxis, aucun dispositif lumineux extérieur n’est autorisé.

Voilà, vous savez désormais tout sur le métier de chauffeur VTC ! Alors, convaincu ? Ce job passion aux multiples avantages vous tente-t-il toujours ? À vous de franchir les étapes pour concrétiser votre projet !